Plus de dix ans désormais que les Notaires scrutent l’influence du DPE sur les ventes. La dernière étude publiée début janvier confirme la tendance : entre les logements énergivores et les biens vertueux, les écarts ne cessent de se creuser à la localisation et surface égale. La valeur verte pèse de plus en plus lourd. 40% C’est une tendance remarquée depuis la loi Climat et résilience, quatre ventes sur dix portent sur un logement dit énergivore. La part des logements classés E, F ou G est plus importante dans les ventes que leur poids dans le parc résidentiel. A signaler que pour les Notaires, la classe E est désormais rangée dans les logements énergivores… Presque deux fois plus ! En France, une maison ancienne de 90 à 110 m² se vend 1,9 fois plus cher lorsqu’elle est classée A ou B plutôt que F ou G. Bien sûr, il s’agit d’une moyenne, avec des disparités régionales très marquées : à Lille, une maison vertueuse se vend 2,1 fois plus cher qu’une passoire F ou G, mais à Lyon ou Bordeaux, l’écart est réduit à 1,2. Cette tendance se lit aussi pour les appartements, qui se vendent en moyenne 1,4 fois plus cher lorsqu’ils sont bien notés par le DPE. En 2024, une maison en G s’est vendue -25% moins cher en moyenne qu’une maison à caractéristiques égales classée D, tandis qu’une maison en A a enregistré une plus-value de +17%. Par rapport à 2021, les écarts de prix entre les biens vertueux et les passoires s’est ainsi considérablement creusé. L’écart de prix reste cependant moins marqué pour les appartements. C’est la baisse du prix de vente médian observé par les Notaires sur les maisons anciennes en 2024. Mais dans le détail, l’évolution n’est pas du tout la même selon l’étiquette. Dans les grandes villes, les biens vertueux résistent souvent beaucoup mieux avec une baisse du prix moins marquée (et parfois même une hausse). Qu’il s’agisse de maison ou d’appartement. Au dernier trimestre 2024, une vente sur quatre dans les appartements de moins de 40m² portait sur un bien classé F ou G. Comme si leurs propriétaires tentaient de s’en séparer avant que la loi ne les oblige à effectuer des travaux de rénovation énergétique. La part des G était passée de 7 à 11% entre 2021 et 2023, elle a légèrement fléchi fin 2024, nombre de logements de petite surface ayant bénéficié de la réforme du DPE au 1er juillet 2024.