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Relance logement : le gouvernement mise sur l’ancien et la rénovation pour sortir de la crise

27/1/2026

Le fameux plan « Relance logement », destiné à enrayer la crise durable du logement, se précise. Présenté par le Premier ministre, il affiche un objectif ambitieux : revenir à un rythme de 400.000 logements construits par an, tout en relançant l’investissement privé et en accélérant la rénovation des logements énergivores. Plus qu’un énième dispositif, Sébastien Lecornu promet une « une vraie rupture ». L’ambition est double : stopper l’effondrement de la construction neuve et remettre progressivement le pays sur une trajectoire de deux millions de logements supplémentaires d’ici à 2030. Des objectifs forcément ambitieux au regard des chiffres actuels, et même passés. Pour y parvenir, le Premier ministre annonce « un soutien financier inédit aux bailleurs sociaux » dès le budget 2026. L’exécutif souhaite aussi mobiliser l’importante épargne des ménages pour relancer l’offre locative. «Tous les ménages pourront bénéficier d’un avantage fiscal pour investir dans l’immobilier locatif, sans condition de zonage», selon le communiqué de Matignon L’INVESTISSEMENT PRIVÉ ET LA RÉNOVATION DE L’ANCIEN AU CŒUR DU DISPOSITIF Inspiré du projet de « statut du bailleur privé », ce nouveau mécanisme fiscal doit succéder au dispositif Pinel, supprimé en 2025 après dix ans de bons et loyaux services. Il permettrait aux investisseurs particuliers de déduire fiscalement une partie de leur investissement, notamment via un amortissement annuel du bien, compris entre 3 % et 5,5 % du prix d’acquisition, selon le type de location. Dans le neuf, bien sûr, mais aussi dans le collectif ancien sous conditions de travaux lourds. Ces travaux devront représenter 30% de la valeur du bien, mais Matignon annonce d’ores et déjà que le seuil sera « abaissé à 20% dans un texte législatif à venir ». L’objectif est clair : faciliter les rénovations énergétiques d’ampleur et remettre sur le marché des logements anciennement classés F et G. > EN DIRECT | Point presse du Premier ministre pour le lancement du plan « Relance Logement ». https://t.co/oprZZuN4VR — Gouvernement (@gouvernementFR) January 23, 2026 Très concrètement, lorsqu’un ménage achètera un appartement pour le mettre en location, il pourra déduire de ses loyers une partie du prix d’achat mais aussi l’intégralité des charges liées à la location (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière…). Selon les annonces gouvernementales, le dispositif devrait ainsi permettre jusqu’à 12.000 euros d’amortissement par an, et jusqu’à 10.700 euros de déduction des autres revenus. Exemple concret fourni par Matignon, celui d’un ménage qui achète un appartement à 180.000 euros avec 30.000 euros d’apport et un prêt de 150.000 euros. Après 10 ans de détention, le dispositif « Relance logement » aura permis jusqu’à zéro impôt sur les revenus locatifs, et 16.000 euros déductibles au titre de l’impôt sur le revenu. Le cadeau fiscal exige forcément une contrepartie. L’investisseur particulier devra s’engager à louer le bien à titre de résidence principale pendant neuf ans, en respectant un plafond de loyer, dont les modalités précises restent à définir.

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