La liste des communes concernées s’allonge. Au total, 371 communes de France métropolitaine ou d’Outre-mer se dotent d’outils pour adapter leur territoire au recul du trait de côte. A l’origine, le décret de 2022 comptait 126 communes. Leur nombre a désormais triplé. Et la liste risque encore de s’allonger puisqu’une commune peut demander à y être ajoutée et le décret peut être complété à n’importe quel moment. Selon le Cerema, près de 20 % des côtes sont actuellement en recul, soit environ 900 km. De Dunkerque à Menton, toutes les régions côtières sont concernées, aussi bien en métropole (Hauts-de-France, Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse) qu’en Outre-mer. 321 communes en France métropolitaine, cinquante en outremer. volontaires, ces communes doivent élaborer une carte locale d’exposition au recul du trait de côte à 30 ans et à 100 ans, et l’intégrer à leur document d’urbanisme. Elles s’engagent à déployer des règles d’aménagement durable des territoires menacés par l’érosion du littoral. Ces collectivités bénéficient ainsi d’outils fonciers leur permettant d’adapter leur aménagement aux évolutions. L’information doit également être communiquée dans l’état des risques en cas de vente et de location lorsque le bien est situé dans une zone susceptible d’être atteinte par le recul du trait de côte. Selon les scénarios du Cerema quelque 500 communes doivent d’ores et déjà s’adapter à l’érosion côtière. Un millier de bâtiments sont menacés dès 2028, et plus de 6.000 à horizon 2050. Mais si rien n’est fait, c’est carrément un scénario catastrophe qui se dessine pour la fin du siècle. Selon les projections du Cerema dévoilées en 2024, quelque 450.000 logements, 55.000 locaux d’activité, 10.000 bâtiments publics, mais aussi des centaines de kilomètres de routes ou de voies ferrées pourraient être impactés par l’élévation du niveau de la mer. Décret n° 2026-95 du 13 février 2026 modifiant le décret n° 2022-750 du 29 avril 2022 établissant la liste des communes dont l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l’érosion du littoral