Le ministre avait prévenu en décembre, faute de budget, le guichet MaPrimeRénov’ restera fermé. Que ce soit pour une rénovation d’ampleur ou monogeste ou toute autre aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat). Une communication précise le conditions de cette suspension à travers une nouvelle Foire aux questions En clair, depuis le 31 décembre midi, plus aucun dossier ne peut être déposé pour l’ensemble des aides distribuées par l’Anah (MaPrimeRénov’, MPR Copropriété, MaPrimeAdapt’, Ma Prime Logement Décent, Loc’Avantages). Pas le choix. Dans le cadre de la loi spéciale, les subventions à l’habitat privé ne sont pas considérées comme des dépenses obligatoires, et leur attribution se voit donc suspendue jusqu’au vote d’une loi de finances. Question de semaines à l’évidence: en 2025, il avait fallu attendu début février pour voir un budget enfin adopté. Pour les dossiers déjà validés, aucune inquiétude en revanche. L’Anah assure que les dossiers ayant fait l’objet d’une notification d’attribution avant le 1er janvier 2026 peuvent démarrer leur chantier ou le poursuivre. « Les demandes de paiement et d’avance pourront être déposées sur la plateforme. Elles seront examinées puis réglées« , explique l’Agence nationale de l’habitat. Pour les dossiers déposés mais non encore validés, les services de l’Anah poursuivront leur instruction mais aucune subvention ne peut être attribuée en l’absence de loi de finances pour 2026. « Si leur complétude et leur qualité sont confirmées, leur validation (notification d’attribution) interviendra après le vote de la loi de finances pour 2026 », explique l’Anah en précisant que les délais d’instruction seront donc allongés (supérieurs à 4 mois). LES PLAFONDS MIS À JOUR Traditionnel toilettage de début d’année, les plafonds pour bénéficier de MaPrimeRénov’ (mais aussi d’autres aides de l’Anah telles que MaPrimeAdapt’) ont été revalorisés pour tenir compte de l’inflation. La revalorisation reste toutefois faible en 2026, seulement 1,105 % par rapport à ceux de 2025. Une personne seule habitant l’Ile-de-France est désormais considérée comme très modeste lorsque son revenu ne dépasse pas 24.031 euros contre 23.768 auparavant (17.363 vs 17.173 euros pour une personne seule vivant hors Ile-de-France). Circulaire relative aux plafonds de ressources applicables en 2026 à certains bénéficiaires des subventions de l’Agence nationale de l’habitat