La Revue de Presse du diagnostic immobilier

Tous les articles regroupés sur une seule page web

Le gouvernement promet un grand plan d’électrification dès le printemps 2026

13/2/2026

Dévoilée par Sébastien Lecornu la veille, au JO le lendemain. Un décret publié ce vendredi fixe la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), véritable feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années. Et pour le secteur du bâtiment comme ailleurs, le message est limpide : l’heure est (encore plus) à l’électrification et à la décarbonation. Objectif : stopper notre dépendance, inverser la tendance. Les énergies fossiles pèsent pour 60% dans la consommation du pays, il faudra passer à 60% d’énergie décarbonée dès 2030. Une étape avant la neutralité carbone et la sortie totale des énergies fossiles à horizon 2050. Et pour y parvenir, la PPE3 mise sur la relance du nucléaire, conjuguée à l’essor du renouvelable ainsi qu’à une électrification massive des usages. Le gouvernement promet ainsi un « plan d’électrification ambitieux ». Des groupes de travail sont annoncés dès maintenant pour parvenir sous quelques semaines à des propositions concrètes dans les secteurs fortement émetteurs de gaz à effet de serre, l’industrie et l’artisanat, le numérique, le bâtiment et les mobilités. Patience, les annonces gouvernementales devraient arriver en mai. PRÉFÉRENCE EUROPÉENNE Pour l’heure, pas de précision, mais le bâtiment sera nécessairement en première ligne. Toutes les mesures de soutien pour le développement des pompes à chaleur individuelles et collectives devraient donc être prolongées. Avec toutefois, un petit changement (de taille) : l’État sera plus regardant sur la provenance des équipements aujourd’hui souvent made in China. Le dossier de presse prévoit « l’entrée en vigueur en septembre 2026 de critères de résilience permettant d’orienter les soutiens vers les pompes à chaleur assemblées en Europe ». Pour s’exonérer des énergies fossiles, la programmation compte aussi sur le biométhane avec un objectif de 82 TWh de biométhane injecté dans le réseau en 2035 contre 47 TWh à ce jour, l’essor de la géothermie (multiplication par 5 de la géothermie profonde et de surface d’ici 2035, le développement des réseaux de chaleur soutenu par le Fonds Chaleur et enfin, une accélération du solaire thermique avec 10 TWh produits en 2035 contre 1,5 TWh en 2022.

Voir l'article d'origine sur
infodiag